LE BURNOUT PARENTAL

LE BURNOUT PARENTAL

Salut les amis.e. s, j’espère que vous allez bien. Il me tenait à cœur aujourd’hui de parler du burnout parental qui est plus souvent oublier mais qui n’en est pas moins handicapant pour le parent qui en souffre. 

Le burnout parental est un syndrome qui touche les parents exposés à un stress parental chronique en l’absence de ressources suffisantes pour compenser. En d’autres termes c’est un état d’épuisement physique, mental et émotionnel généré par une source de stress prolongé dans la sphère familiale. Il est souvent associé à la mère, mais touche aussi le père. 

Les causes diffèrent d’un individu à l’autre, mais la principale reste la quête de perfection qui amène à vouloir en faire beaucoup trop, c’est à dire : cuisiner des repas/goûters sains pour ses enfants, avoir un appartement toujours bien propre et rangé, organiser des anniversaires/sorties mémorables, multiplier les activités pour toute la famille… Bref une quête véhiculée par la culture, l’histoire de chacun, les discours ambiants, les réseaux sociaux, les médias…

Les symptômes d’un burnout parental diffèrent d’un parent à un autre. Les plus connus sont : l’épuisement dans son rôle de parent, la saturation et la perte de plaisir dans le rôle de parent et la distanciation affective d’avec ses enfants. 

Tous ces symptômes contrastent fortement avec la manière dont le parent était auparavant et génèrent chez le parent des sentiments d’étrangeté, de culpabilité et de honte. Le parent prend conscience qu’il n’est plus le parent qu’il était et encore moins celui qu’il voulait être. Il ne se reconnaît plus, il a honte du parent qu’il est devenu. Il souffre du contraste entre le parent qu’il était et celui qu’il est aujourd’hui.

 Le burnout parental entraîne des conséquences importantes, tant pour le parent lui-même que pour ses enfants et son conjoint.

 

  • Au niveau du parent :  les études ont montré que le burnout parental avait les mêmes conséquences que le burnout professionnel à savoir : troubles du sommeil, problèmes de santé, augmentation de la consommation d’alcool, idées suicidaires. Ces dernières sont toutefois plus présentes dans le cas du burnout parental, probablement parce qu’on ne peut pas démissionner de son rôle de parent. 

 

  • Au niveau des enfants :  on peut noter une augmentation drastique des comportements de négligence et de violence parentale. Plus les symptômes de burnout parental sont sévères et plus la fréquence des comportements de négligence et de violence augmente. Il est toutefois à noter qu’on voit d’abord apparaître la négligence des besoins émotionnels de l’enfant puis seulement la négligence des besoins physiques. De même, on voit d’abord apparaître la violence verbale, puis les hurlements hystériques. Ce n’est que quand le burnout parental est très sévère qu’on voit apparaître la violence physique. Par exemple un parent peut toutefois être violent physiquement avec ses enfants pour d’autres raisons que le burnout. De ce fait La violence est d’ailleurs souvent ce qui amène le parent à consulter. Tout simplement parce qu’il ne se reconnaît plus. Le parent en burnout est souvent un parent qui a voulu excessivement bien faire. A force, il s’est épuisé et est devenu l’opposé de ce qu’il était et souhaitait être.

Sortir de son burn-out parental suppose d’avoir déjà conscience de ses difficultés. Pour cela il faudrait prendre soin de soi pour prendre conscience de ce qui bloque dans son corps. Cela permet en effet de constater qu’il y a un souci et qu’on a besoin d’aide extérieure. Autrement dit si l’on a compris que l’on était en burnout, mieux vaut consulter directement un psychologue pour se faire aider ou passer par de la sophrologie, des massages, du yoga…

 

Outre les professionnels, il faudrait aussi contacter des associations de soutien à la parentalité ou des groupes de parole permettant d’échanger avec d’autres parents qui traversent ces difficultés et de se rendre compte qu’on n’est pas seul à vivre cela. C’est aussi une manière de ne plus se dévaloriser dans son rôle parental, de se sentir incapable de tout mener de front car les expériences des uns peuvent aider les autres.

 

Dans certains cas il faudrait que le parent réduise ses exigences pour limiter son épuisement.et dans d’autres cas l’idée est de prendre de la distance avec toutes les injonctions sociales, d’accepter que l’on a le droit à l’erreur, à l’imperfection. L’essentiel est de réussir à avoir une relation équilibrée avec ses enfants, et même s’il y a des choses qu’on ne fait pas bien, ça ira quand même.

Je tenais aussi à préciser que le burnout parental n’est pas :

 

  • La dépression : un burn-out ne touche qu’une sphère de la vie de l’individu qu’elle soit parentale ou professionnelle et reste un phénomène contextualisé contrairement à la dépression qui touche toutes les sphères de la vie. 

 

  • Le burnout professionnel :  le burnout parental est un syndrome différent du burnout professionnel surtout que le premier se manifeste dans la sphère familiale en relation avec les enfants et pourtant le second se manifeste dans la sphère professionnelle en relation avec le travail.

 

  • Le baby blues et la dépression post-partum : notons que le baby-blues survient dans les premiers jours après la naissance et est principalement dû à des bouleversements hormonaux tandis que la dépression post-partum est une dépression qui survient dans l’année suivant la naissance. En revanche, il n’y a pas d’âge pour faire un burnout parental (certains parents sont en burnout parental en raison de difficultés survenant plus tardivement dans la vie de l’enfant).

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaire !

DES INTENTIONS PLUTÔT QUE DES OBJECTIFS EN 2023

DES INTENTIONS PLUTÔT QUE DES OBJECTIFS EN 2023

Hello tout le monde, J’espère que vous allez bien. De mon côté tout va pour le mieux. Avant de commencer, je tenais à vous adresser tous mes meilleurs vœux : je vous souhaite la santé, l’épanouissement personnel et professionnel, la sérénité et surtout la paix du cœur et de l’esprit.

Comme chaque année, la plupart des gens écrivent les fameux objectifs. Bien souvent, ces objectifs n’aboutissent pas. Ou alors, juste les deux premiers mois, on se donne à fond dans notre objectif et ensuite, la vie étant ce qu’elle est, la routine s’installe, le travail recommence, on manque de temps, d’énergie et on finit par perdre en vue nos objectifs. Le fait est que nos objectifs sont superficiels et ne sont vraiment pas encrés en nous. Ce n’est bien souvent qu’une liste de chose que l’on veut avoir et non pas une façon dont nous voudrions être.

Tout d’abord, les intentions ne sont pas des buts liés à des résultats comme le sont les objectifs. Écrire ses intentions prend souvent bien plus de temps que prévu. C’est un travail d’introspection, savoir comment nous voudrions orienter notre vie, prendre soin de nous et peut- être des autres. Elles nous aident à prioriser ce qui est le plus important pour nous et à faire des transformations de l’intérieur. Elles inspirent la façon dont nous allons aborder les situations et prendre des décisions. Nos intentions concernent les raisons profondes qui nous guident dans la vie. Définir des intentions plutôt que des objectifs, permettra un changement en douceur plus stable et durable dans le temps, parce qu’elles seront cohérentes avec notre nature profonde. 

J’ai conscience que formuler des intentions n’est pas toujours facile et évident, surtout si c’est la première fois que vous le faites. Voici donc quelques étapes qui vous aideront à définir des intentions pour la nouvelle année ou pour un nouveau cycle :

  • Ecrire ses intentions ou tout simplement faire un vision board (je vous expliquerais le concept dans un autre article)
  • Quelles sont mes priorités ? (Les identifier)
  • De quoi ai-je envie de me débarrasser ? cette question peut aussi bien faire appel à une envie de se défaire d’une relation toxique, d’une habitude.

 

  • Qu’est ce qui m’anime vraiment ?

HEUREUSE ANNEE 2023 ! Je vous souhaite sincèrement tout le meilleur pour 2023. Je profite pour vous remercier pour votre soutien au quotidien, je suis vraiment reconnaissante d’avoir une communauté comme vous à mes côtés. Merci pour nos échanges qui m’apportent tant à chaque publication.

Dites-moi tout ! comment s’est passe 2022 ? comment abordez-vous la nouvelle année ? Quels sont vos intentions pour 2023 ?

LES DOUCES VIOLENCES EDUCATIVES ORDINAIRES OU VEO

LES DOUCES VIOLENCES EDUCATIVES ORDINAIRES OU VEO

Notre propre schéma éducatif ou encore notre environnement nous font souvent croire que certains agissements ou comportements sont justifiables voir même normaux. Nombreux sont donc ces adultes qui pensent en toute « bonne foi » qu’utiliser les VEO « c’est de la bonne éducation » et qu’il n’existe pas d’autres moyens pour que l’enfant devienne « quelqu’un de bien ». D’après eux, c’est de cette manière que l’enfant pourra mieux apprendre, progresser et surtout bien se comporter. D’ailleurs pour ces adultes, il ne peut pas y avoir de « bonnes éducations » sans VEO, ce qui est compréhensible quand on constate que la majorité des adultes ou des professionnels de l’éducation  ont été élevé avec des punitions, des fessées, des menaces, des humiliations, des insultes, des fausses promesses…ils reproduisent(sans connaitre l’impact de ces violences sur les enfants) généralement la façon dont ils ont été eux-mêmes éduquées sans y avoir réfléchi, sans vouloir ou pouvoir remettre en cause leurs parents. Il peut aussi être très douloureux de revenir sur sa propre enfance, de critiquer, de remettre en question l’éducation qu’on a reçu, de pointer ses parents du doigts.

Alors qu’est-ce qu’une VEO ? quelles en sont les conséquences sur un enfant ? comment s’en éloigner ?

La violence éducative ordinaire désigne les violences physiques, psychologiques et verbales, souvent admises et tolérées, que nous faisons subir à nos enfants à titre éducatif. De la fessée à la tape sur la main en passant par l’humiliation, l’amour conditionné, les menaces, la culpabilisation des enfants ou le chantage. On parle alors de maltraitance, même si le mot peut paraitre fort. Elle est dite « éducative » parce qu’elle fait partie intégrante de l’éducation à la maison, à l’école, bref dans tous les lieux de vie de l’enfant. Et « ordinaire » parce qu’elle est souvent quotidienne et considérée comme normale, banale, anodine et parfois même encouragée par certains de nos proches. Qui n’a pas encore entendu un proche lui dire « laisse ton bébé pleurer, de toutes les façons il finira par se calmer seul. » ou encore « Attention, votre enfant vous fait marcher/manipule…vous ne devez pas vous faire manipuler par votre enfant sinon il risque de vous déborder et vous ne saurez plus comment faire… » ; pour ma part ce genre de discours conforte les parents dans l’idée qu’il faut « corriger les enfants dès la plus tendre enfance. Le fait d’appliquer ces VEO sans toutefois réfléchir ne permet pas de comprendre les particularités de l’enfant, sa grande fragilité émotionnelle, l’immaturité et la vulnérabilité de son cerveau. Du coup je me demande dans la relation enfants-parents, qui a la place dominante ? qui est le plus fragile ? lequel des 2 tyrannise l’autre, le parent ou l’enfant ? de toutes les façons, le rapport enfants-parents est inégalitaire moralement et physiquement. Le parent domine l’enfant par son emprise morale, psychologique, intellectuel, mais surtout par sa force physique.

Les VEO sont pratiquées par certains adultes dans le but « d’éduquer » l’enfant ou de modifier un comportement juge « inacceptable », sauf que ces VEO sont graves et peuvent avoir de lourdes conséquences sur les enfants : agressivité, troubles de l’attention, dépression, manque de confiance et d’estime de soi… des enfants qui ont subi des VEO sont perturbés à l’âge adulte dans leur façon de vivre par exemple, leur capacité à s’épanouir et  à mener une vie en rapport avec ce qu’elle souhaiterait. Le plus souvent, l’enfant ne se révolte pas contre ses parents, mais toute cette violence accumulée se déverse sur ses amis de classe, ses frères et sœurs, puis plus tard sur le/la conjoint/e et ses propres enfants. Un enfant qu’on frappe trouve normal de frapper et inversement ou un enfant qu’on humilie prend souvent l’habitude d’être humilié et trouve normal d’humilier les autres. La violence subit apprendra à l’enfant à régler les conflits par la violence et le rapport de force. Les violences physiques (la fessée, la gifle. Donner des coups de pieds, bousculer, pincer, pousser, saisir brutalement un enfant…) apprennent par exemple à l’enfant que l’on peut être frappé parce que l’on est aimé ou que l’on peut frapper parce que l’on aime quelqu’un et de ce fait la violence devient une norme.

Le but de cet article n’est pas de faire culpabiliser, mais de faire prendre conscience et de réfléchir. De manière générale, il est important d’éviter les douces violences car elles ont un impact négatif sur le développement du cerveau d’un être humain.
Il est important de penser qu’un enfant est un humain à part entière avec ses avis, ses choix, ses propres réflexions. Il ne s’agit pas de le laisser faire tout ce qu’il veut, ou de lui laisser un tas de choix (car c’est mauvais aussi pour son cerveau), mais plutôt de lui montrer que ses idées comptent. Bien sûr, il n’est pas question non plus de le laisser se mettre en danger. Mais pensez bien que parfois, nous pensons que quelque chose ne se fait pas alors qu’en réalité, pourquoi pas. Tant qu’il n’y a pas de danger pour sa santé physique et mentale.

                Comment s’éloigner des VEO ?

Tout comme l’enfant est invité à réparer au lieu d’être puni, nous, en tant que parent, pouvons réparer nos gestes et nos paroles trop vite envolés. Plaçons-nous à la hauteur de l’enfant, demandons-lui ce qu’on peut faire pour prendre soin de lui, expliquons-lui que nous sommes particulièrement fatigués(e), stressé(e) à ce moment donné de notre vie, et que notre geste/parole a dépassé notre volonté et notre amour pour lui. Rappelons-lui combien nous l’aimons, et que nous l’aimerons toujours, quoiqu’il arrive.
En tant qu’être humain, nous avons tous des failles, et sommes tous vulnérables face à autrui, adulte comme enfant. Cela n’est plus dramatique si on en prend conscience, si on admet le problème, que l’on a l’intention de prendre soin de l’autre et que l’on fait ce qu’il faut pour réparer. Avec la prise de conscience vient le début du cheminement vers d’autres habitudes, de nouvelles démarches qui, ajoutées les unes aux autres, avec les efforts de chacun, aboutiront à un monde meilleur avec des êtres humains bienveillants.

Mieux que la réparation, il existe aussi la prévention. Interrogeons-nous sur nos comportements, et nos véritables objectifs et souhaits en tant que parents :
qu’est-ce qui est réellement important pour nous ? que l’enfant reste à table jusqu’à ce que tous les adultes aient terminé, ou bien que notre enfant se sente heureux, non pas contraint et humilié devant d’autres ?
Quel genre d’individu voulons-nous voir grandir avec nous ? un enfant croulant sous les contraintes et les soumissions issus d’un monde d’adultes, ou bien un petit être heureux, libre de se développer à son rythme et selon ses propres besoins ?

N’hésitons pas à lâcher prise : il n’y a pas et il n’y aura jamais d’enfant parfait, pas plus qu’il n’y a de parent parfait. Toutes ces anciennes méthodes, notamment les rites autour du repas, du coucher, les obligations de politesse ou d’attention envers des personnes que l’enfant ne connait ou ne reconnait pas, ou n’apprécie pas, font-elles réellement du bien aux enfants ? ou bien, au contraire, est ce que cela ne nous engage pas dans des conflits et un mal-être quotidiens ? Essayons de nous placer à la place des enfants, essayons surtout de nous souvenir de ce que nous ressentions, nous-mêmes, étant Enfant, en toute honnêteté et sans se mentir, cela aide beaucoup à modifier la donne.
Reconsidérons nos priorités, méditons, désacralisons ce qui nous a construits : évoluons, changeons, vers un monde meilleur pour les enfants.

Afin de se débarrasser des douces violences éducatives, il faut surtout ne pas être dans le déni, mais au contraire accepter que l’on en fait et qu’elles ont un impact négatif sur l’enfant ; il faut aussi vouloir changer. Bien entendu, cela ne se fera pas en une journée, en une semaine ou même en un mois. Il faut prendre le temps d’y réfléchir, et d’engager une réflexion globale et quotidienne : est- ce que ce geste/cette parole est une douce violence ? est-ce que cela blesse mon enfant ? est-ce que cela nous éloigne l’un de l’autre ? pourquoi est-ce que je fais cela sans m’en rendre compte ? comment puis-je m’en débarrasser ?

Sinon avez-vous déjà entendu parler des douces violences éducatives ordinaires ?  Vous comprenez mieux ? Comment vous sentez-vous ?